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Partager un bien en héritage ou en divorce : pourquoi il faut une expertise indépendante

Quand deux parties se partagent un seul bien, l'évaluation n'est pas une donnée technique : c'est ce qui empêche le conflit.

Yoel Berrebi, expert immobilier agréé

Le désaccord porte presque toujours sur la valeur

En héritage, en divorce, en sortie d'indivision, les parties s'entendent le plus souvent sur le principe : le bien se partage. Le désaccord commence au chiffre.

Celui qui reste dans le bien l'évalue bas, celui qui en sort l'évalue haut, et les deux sont sincères. Sans évaluation extérieure, la négociation se déroule entre deux estimations intéressées.

Le cas particulier des héritiers à distance

Il est fréquent qu'un ou plusieurs héritiers vivent hors d'Israël. Ils connaissent mal le marché local, n'ont pas vu le bien depuis des années, et doivent pourtant accepter ou refuser un chiffre.

C'est la configuration où une expertise indépendante vaut le plus : elle donne à celui qui est loin la même information qu'à celui qui est sur place. Et c'est aussi celle où le soupçon s'installe le plus vite, faute de pouvoir vérifier.

Ce qui rend une expertise recevable

Une expertise est produite comme preuve. Pour être acceptée, elle doit être établie par un expert inscrit au registre des experts immobiliers, et respecter les règles applicables aux rapports d'expert.

Une évaluation faite par quelqu'un qui n'y est pas inscrit n'est pas simplement contestée : elle est écartée.

Pourquoi un seul expert pour toutes les parties

Quand chaque partie nomme le sien, on obtient deux expertises divergentes, et le désaccord passe à l'étape suivante au lieu de se résoudre.

Un expert unique, accepté par tous en amont, coûte moins cher et aboutit plus vite. Ce n'est pas toujours possible ; quand ça l'est, c'est le chemin court.

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