התחדשות עירונית

Pinouï binouï et TAMA 38

Un promoteur propose un appartement plus grand, ou neuf, contre votre accord. La question n'est pas s'il est généreux, mais ce que vaut ce qu'il demande en échange.

Pourquoi ça ne s'évalue pas soi-même

Parce qu'on compare deux choses qui n'existent pas au même moment : un appartement qui existe aujourd'hui, et un appartement promis dans quatre ou six ans, dans un immeuble qui n'est pas construit, sur un marché qu'on ne connaît pas.

Les mètres carrés supplémentaires sont la partie visible et la moins décisive. Ce qui pèse, c'est la valeur actualisée de la promesse, le risque que le projet n'aboutisse pas, et la durée pendant laquelle le bien est immobilisé.

Ce qu'on examine

  • La valeur actuelle du bien, telle qu'elle est, avec ses défauts.
  • La valeur du bien promis, estimée à la livraison et ramenée à aujourd'hui.
  • Ce que le plan autorise sur la parcelle, qui détermine ce que le promoteur va réellement y gagner.
  • Les garanties offertes, et ce qu'il advient si le calendrier dérape.
  • La taxe d'amélioration éventuelle, et qui la supporte selon l'accord.

Avant la signature, pas après

C'est la seule règle qui compte ici. Une évaluation faite après coup dit ce qu'on aurait pu obtenir, ce qui n'a plus d'usage. Ces dossiers sont ceux où les montants en jeu sont les plus élevés de tout le métier, et ce sont aussi ceux où les gens signent le plus vite.

Questions fréquentes

Le promoteur propose son propre expert, est-ce suffisant ?
Son expert travaille pour lui. Cela ne le rend pas malhonnête, cela définit sa mission. Dans une négociation, les deux côtés s'appuient sur une évaluation, et celui qui n'en a pas négocie sur la parole de l'autre.
Les copropriétaires peuvent-ils mandater un expert ensemble ?
C'est la meilleure formule : un seul rapport, une seule dépense partagée, et une position commune face au promoteur. C'est aussi ce qui évite que le projet se divise sur des chiffres différents.
À quel moment faut-il évaluer ?
Avant la signature, pas après. Une fois l'accord signé, la contrepartie est fixée et l'évaluation ne sert plus qu'à mesurer ce qu'on a laissé passer.
Et si le projet ne se fait jamais ?
C'est un risque réel, et il se chiffre. Un accord qui immobilise le bien pendant des années sans garantie d'exécution a un coût, et ce coût fait partie de ce qu'on évalue.

Une proposition sur la table ?

Avant de signer, un avis indépendant coûte une fraction de ce qui se joue.

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